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[31] On relève toutefois les noms de Lazare Levi-Bram et Messaoud Migueres à Alger,, Abraham Senanés et Abraham el Kanoui à Oran.

[32] A Alger une douzaine de petites synagogues sont détruites (cf. Thèse « Les Juifs d’Alger en 1830 » Philippe Danan, Paris VIII, décembre 2007): outre la réorganisation de la ville, l’idée est de limiter les lieux de culte juifs pour mieux surveiller les fidèles et contrôler les recettes du culte.

[33] Sur ces questions, cf. les travaux de Philippe Danan.

[34] Jean-Paul Martin, «L’émergence des Ligues de l’Enseignement en Europe, de la tentation cosmopolite à l’invention de la laïcité (1864-1876) » in L’intelligentsia européenne en mutation 1850-1875, Problèmes d’histoire des religions, Éditions de l’Université de Bruxelles, 9/1998.

[35]  M.Winock, La France et les juifs de 1789 à nos jours, Paris, Seuil,2004, p. 68.

[36] Julien, o.c. p. 13 «les soldats et les officiers de l’armée d’Afrique ne se rendirent pas compte de quel poids pesaient sur eux des siècles d’oppression et d’avilissement; la littérature militaire est beaucoup plus dure, à tout le moins plus méprisante à l’égard des Juifs que des Arabes »

[37] Favorables dans un premier temps au projet de citoyenneté collective. Mais ils méprisaient généralement « les indigènes », tous les indigènes. Et donner la nationalité française à une partie d’entre eux, qui plus est la plus méprisée, pouvait préfigurer d’étendre ce droit à tous : ce qu’ils refusaient. Sur toutes ces questions, voir les travaux de Geneviève Dermenjian

[38]  Michel Abitbol, 1999 (p. 156-158).

[39]  Michel Abitbol, op.cité, p.162

[40] Il fait partie de ces « hommes de Gambetta, juifs venus du sud », cf. Patrick Cabanel, Juifs et Protestants, les affinités électives, Paris Fayard 2004.

[41]  André Chouraqui,   PUF 1952.

[42]  Winock , o.c. p. 68-69.

[43]  cf. Schwarzfuchs

[44] Citoyenneté dont seront de facto exclus les Musulmans que l’on ne reconnaîtra qu’à travers leur statut religieux.

[45]  Par exemple en ce qui concernait la polygamie, la répudiation, les héritages.

[46]  Quant aux 2 millions de musulmans d’alors, « loin de jalouser le sort des israélites, ils ont eu la crainte de le partager » souligne Charles-André Julien (1964).

[47] C-A Julien, o.c. p. 467

[48] Celles de A. Crémieux, L. Gambetta, A. Glais-Bizoin, L. Fourichon, cf. Michel Abitbol, la citoyenneté imposée: du décret Crémieux à la guerre d'Algérie (in Birnbaum p. 196-220).

[49] En 1791, 40.000 juifs l’étaient devenus en France.

[50] Ce recensement dénombrait alors 226.000 européens, dont 140.300 français et 85.700 espagnols, italiens, maltais, plus quelques allemands et suisses.

[51] Il fut suivi en 1889 de décrets de naturalisations collectives, qui « firent » français  pour des raisons démographiques et politiques (les étrangers étaient aussi nombreux dans la colonie que les Français) quelques milliers de maltais, espagnols, italiens et autres migrants.[cf. note 31] Ces naturalisations pourtant plus importantes en nombre (environ 100.000) ne provoquèrent ni émoi particulier, ni rejet de la part des colons qui avaient estimé eux, et eux surtout, « la fierté musulmane » bafouée par le décret Crémieux. 

[52] Décret Thiers-Lambrechts, octobre 1871

[53] Registre des délibérations du Consistoire central (cf. Philippe Danan).

Ce même Consistoire central qui se désolidarisa en partie de Crémieux à cette occasion :il choisit de rappeler alors une de ses lettres de 1869 dans laquelle il écrivait au ministre « les Juifs d’Algérie sont indifférents à leur nationalité »….

[54] Robert Attal les émeutes de Constantine éd.Romillat, 2003

[55] en l'occurrence, comme le rappelle avec humour le Grand Rabbin SIRAT ( par ailleurs premier Grand Rabbin de France à être né en Algérie) "ils sont tout simplement passés d'un département français à un autre"...

[56] de sensibilité, pas vraiment de culture : les Juifs d'Algérie dans leur grande majorité votaient à "gauche" sentimentalement, parce que la gauche les avait parfois soutenus contre les antisémites. Il n'y avait pas là de tradition ouvrière de luttes, comme par exemple dans les bastions socialistes de la région Nord de la France. Mais une adhésion sentimentale et/ou intellectuelle.

[57] cf. MANA Mohamned Algerian, Moslem-Jewish relations : a historical overview El Tawassol, Revue des sciences sociales, Université de Annaba, Algérie, n°4, juin 1999 (pages 20-27)